Le Nord résilient : Les données d’Equifax Canada révèlent que les consommateurs s’appuient sur la discipline financière pour contrer les conditions macroéconomiques

– Le dernier rapport révèle que les difficultés émergentes liées au crédit ont ralenti au T1, tandis que les effets persistants des taux d’intérêt élevés et de l’inflation ont entraîné les niveaux d’insolvabilité les plus élevés depuis 2009. –

Rapport trimestriel Pouls du marché d’Equifax CanadaMD sur les tendances et aperçus trimestriels du crédit aux consommateurs

TORONTO, 26 mai 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le rapport Pouls du marché d’Equifax CanadaMD sur les tendances et aperçus trimestriels du crédit aux consommateurs du T1 2026 révèle un début d’année complexe sur le plan du crédit canadien. Alors que l’endettement total des consommateurs a atteint 2,66 billions de dollars, soit une hausse de 3,8 % en glissement annuel, l’endettement non hypothécaire a diminué de plus de 487 millions de dollars au cours du premier trimestre. Plus particulièrement, la dette non hypothécaire a connu sa première baisse depuis plusieurs trimestres, alors que les consommateurs ont fait preuve de retenue financière après la période des fêtes.

Malgré ces signes de discipline financière individuelle, les risques systémiques semblent persister : les cas d’insolvabilité ont atteint des niveaux inégalés depuis 2009, en hausse de 18,8 % en glissement annuel, ce qui indique que de nombreux consommateurs pourraient avoir atteint un point d’inflexion financier. « La réduction des dépenses des fêtes à la fin de 2025 s’est traduite par une diminution de l’augmentation saisonnière des soldes de cartes de crédit », a déclaré Rebecca Oakes, vice-présidente des analyses avancées à Equifax Canada. « Cette discipline a permis à de nombreux Canadiens et Canadiennes de réduire leurs soldes au cours du premier trimestre, ce qui représente un changement important dans la façon dont les consommateurs s’adaptent à l’environnement macroéconomique actuel. »

Le resserrement du crédit et la faiblesse de la demande ont une incidence sur les nouveaux octrois de crédit
À la suite de la réduction des dépenses enregistrées à la fin de l’année 2025, le T1 2026 a connu une baisse de la demande dans la plupart des catégories de crédit. Les nouvelles émissions de cartes de crédit ont atteint leur niveau le plus bas depuis quatre ans, la croissance se limitant exclusivement aux segments non à risque, à risque modéré et à risque élevé. Toutefois, alors qu’un grand nombre de personnes associées à un risque plus élevé ont tenté d’obtenir davantage de crédit, les prêteurs ont réagi en réduisant les limites de crédit moyennes de 15 à 20 % pour les consommateurs liés à un risque plus important. À l’inverse, les consommateurs associés à des pointages de crédit élevés ont pu voir leurs nouvelles limites de carte de crédit augmenter légèrement.

« Plusieurs facteurs pourraient être à l’origine d’une baisse des émissions de nouvelles cartes de crédit au Canada », explique Mme Oakes. « Tout d’abord, la croissance démographique a diminué en raison du ralentissement des programmes d’immigration. Deuxièmement, et cet élément s’avère peut-être plus révélateur, l’incertitude qui pèse sur la confiance financière des consommateurs entraîne une tendance à dépenser moins et à épargner davantage. Finalement, les prêteurs pourraient resserrer leurs stratégies d’octroi pour faire face à l’augmentation des paiements manqués et à l’incertitude économique. Ces trois facteurs convergent simultanément, ce qui pourrait entraîner une incidence sur les nouveaux octrois de crédit. »

Ralentissement du secteur automobile malgré la baisse des prix
Le ralentissement s’est étendu au secteur automobile malgré une baisse des prix des véhicules. Les nouveaux prêts automobiles captifs ont chuté de près de 5 % en glissement annuel pour atteindre leur niveau le plus bas depuis trois ans, tandis que le volume des prêts bancaires à tempérament a chuté de 9,5 %.

« Si la baisse des prix des véhicules est certainement un élément positif pour les consommateurs, elle n’est qu’une pièce du casse-tête lié à l’accessibilité financière », mentionne Mme Oakes. « Si l’on considère les augmentations substantielles des primes d’assurance ainsi que la hausse des coûts d’entretien et du carburant, il semble évident que les Canadiens et Canadiennes sont plus prudents avant de faire l’achat d’un nouveau véhicule. »

Les difficultés sur le plan du crédit hypothécaire demeurent concentrées dans les marchés à coût élevé
Le nombre de Canadiens et Canadiennes n’ayant pas effectué au moins un paiement de crédit au T1 est demeuré stable à 1,5 million (1 consommateur sur 21), ce qui indique un signe d’amélioration pour de nombreux groupes de consommateurs. Le pourcentage d’utilisateurs actifs de cartes de crédit remboursant moins de 25 % de leur solde chaque mois a diminué de plus de 2 %, tandis que le pourcentage d’utilisateurs réglant la totalité de leur solde a augmenté. De plus, le pourcentage de consommateurs remboursant le montant minimum sur leur solde de crédit a également diminué, il s’agit de la baisse la plus importante observée chez les consommateurs âgés de 26 à 35 ans.

« La fluctuation des montants de remboursements mensuels liés aux cartes de crédit signale généralement des changements associés à la santé financière », précise Mme Oakes. « À ce stade, il n’est pas certain que les gains observés reflètent une véritable tendance positive, ou simplement une correction à court terme après le recul observé sur le plan des dépenses à la fin de l’année 2025. »

Au T1 2026, d’importants indicateurs liés à la santé financière non hypothécaire ont révélé des disparités régionales partout au Canada. Alors qu’au niveau national, le solde et le volume des arriérés de plus de 90 jours ont augmenté respectivement de 4,18 % et de 2,38 %, certaines provinces ont fait preuve de résilience. Plus précisément le Québec, la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick, qui ont enregistré des améliorations mesurables, tandis que les tensions économiques en Ontario, en Colombie-Britannique et au Manitoba ont continué de s’aggraver.

Intensification des difficultés financières chez les emprunteurs vulnérables
Au T1, les cas d’insolvabilité ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 17 ans, en partie en raison de la pression financière croissante exercée sur les détenteurs de prêt hypothécaire. Les cas d’insolvabilité de propriétaires ont augmenté de plus de 11 % par rapport au T4 2025, et plus de 90 % de ces personnes ont préféré opter pour la proposition de consommateurs plutôt que la faillite. Le nombre total des cas d’insolvabilité est demeuré plus élevé chez les titulaires de prêts non hypothécaires, mais leur croissance trimestrielle a été plus modeste, augmentant de 4,7 % par rapport au dernier trimestre de 2025.

Alors que les cas d’insolvabilité ont atteint leur plus haut niveau depuis 2009, le taux d’insolvabilité global a augmenté pour atteindre les niveaux observés pour la dernière fois en 2019, et cette variation peut probablement être attribuée à la croissance de la population. La gravité de ces cas d’insolvabilité s’est toutefois accentuée : la dette non hypothécaire moyenne dans ces dossiers a augmenté à 43 300 $ au T1 2026, contre 40 200 $ il y a deux ans. Cette tendance est encore plus prononcée chez les détenteurs de prêt hypothécaire, dont la dette non hypothécaire moyenne a atteint 82 400 $, soit une hausse de 19 % par rapport à il y a deux ans.

Cette tendance à la hausse se reflète également sur les soldes moyens des comptes en souffrance. Pour les détenteurs de prêt hypothécaire qui ont manqué un paiement, les soldes moyens des prêts non hypothécaires en souffrance ont atteint 54 000 $ au T1, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Le solde moyen des prêts hypothécaires en souffrance a également augmenté de 13,2 % pour atteindre 355 500 $.

Les jeunes consommateurs s’en sortent mieux, tandis que les personnes âgées sont divisées selon leur situation hypothécaire

Le T1 a marqué un tournant décisif pour les consommateurs âgés de 25 ans et moins, qui ont affiché un comportement de remboursement plus responsable, alors que leur solde et leur volume d’arriérés de 90 jours et plus ont tous deux enregistré leur première amélioration en glissement annuel depuis le 2e semestre de 2022. Malgré l’incertitude persistante sur le plan des niveaux d’emploi, le solde et le volume des arriérés de 90 jours et plus ont diminué respectivement de 2,2 % et de 1,5 % par rapport à l’année précédente.

Le comportement financier des personnes âgées de 55 ans et plus a révélé une divergence marquée liée à la situation hypothécaire au moment de la retraite et au-delà de cette période. Libérées des paiements liés au logement, les personnes âgées sans prêt hypothécaire connaissent une forte dynamique financière, et elles augmentent effectivement leurs dépenses tout en remboursant le solde de leurs cartes de crédit à un rythme accéléré. Notamment, les taux de remboursement des cartes de crédit ont grimpé à 52,3 % pour la tranche d’âge des 55 à 65 ans (en hausse de 1 % en glissement annuel), tandis que les consommateurs âgés de 65 ans et plus ont atteint un taux de remboursement très discipliné de 62,6 % (en hausse de 1,5 % en glissement annuel). En revanche, les personnes âgées qui conservent un prêt hypothécaire jusqu’à leur retraite sont apparemment confrontées à une forte restriction sur le plan de leurs liquidités, ce qui les oblige probablement à réduire leurs dépenses et à renoncer à leurs efforts de remboursement.

Le marché immobilier reste sous tension malgré un ralentissement de la vague de renouvellements
Bien que le pic des renouvellements de prêts hypothécaires de 2025 soit derrière nous, de nombreux renouvellements sont attendus en 2026. Les arriérés nationaux présentent un portrait nuancé : le taux d’arriérés de 90 jours et plus s’élève à 0,22 % sur le plan du volume, ce qui reste inférieur aux chiffres d’avant la pandémie. Cependant, le taux d’arriérés a augmenté de 32 % en glissement annuel sur le plan du solde (et de 5 % sur une base trimestrielle) pour atteindre 0,28 %. Ce niveau de paiements manqués met en évidence les graves difficultés financières liées aux marchés où les prix sont élevés, les arriérés hypothécaires ayant augmenté de 52 % en Ontario et de 36 % en Colombie-Britannique en glissement annuel.

« Alors que la vague de renouvellements de prêts hypothécaires devrait ralentir vers la fin de l’année 2026, la transition vers des taux d’intérêt nettement plus élevés continue d’alimenter l’incidence financière et la pression liée aux remboursements. Par conséquent, la surveillance continue des dettes demeure essentielle pour les Canadiens et Canadiennes », a conclu Mme Oakes.

Analyse par groupes d’âge – Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)

  Dette moyenne
(T1 2026)
Variation de la
dette moyenne
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux
d’arriérés de
90 jours et + ($)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés ($)
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux d’arriérés de
90 jours et +
(Nbre)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés (Nbre)
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
18 à 25 8 781 $ 3,53  % 2,18  % -2,16  % 2,52  % -1,50  %
26 à 35 17 441 $ 0,07  % 2,64  % 6,75  % 2,56  % 3,73  %
36 à 45 27 064 $ 0,61  % 2,15  % 4,08  % 2,21  % 1,64  %
46 à 55 34 775 $ 1,11  % 1,62  % 6,79  % 1,79  % 2,95  %
56 à 65 29 928 $ 3,94  % 1,27  % 3,32  % 1,24  % 4,51  %
65 et + 15 141 $ 3,56  % 1,17  % 0,91  % 0,78  % 1,59  %
Canada 22 278 $ 1,91  % 1,77  % 4,18  % 1,77  % 2,38  %


Analyse par grandes villes
– Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)

Ville Dette moyenne
(T1 2026)
Variation de la
dette moyenne
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux
d’arriérés de
90 jours et + ($)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux d’arriérés de
90 jours et +
 (Nbre)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés (Nbre)
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Calgary 24 536 $ 2,00  % 2,21  % 6,17  % 1,84  % 1,89  %
Edmonton 23 855 $ 0,79  % 2,72  % -0,44  % 2,26  % -1,09  %
Halifax 21 712 $ 2,11  % 1,57  % -0,82  % 1,75  % 1,53  %
Montréal 17 394 $ 2,51  % 1,60  % 4,94  % 1,76  % 4,14  %
Ottawa 19 628 $ 0,68  % 1,64  % 6,27  % 1,50  % 5,13  %
Toronto 21 465 $ 1,97  % 2,35  % 6,88  % 2,23  % 4,08  %
Vancouver 24 015 $ 3,03  % 1,50  % 6,79  % 1,61  % 5,09  %
St-Jean 24 213 $ 1,55  % 1,50  % -0,44  % 1,76  % -2,31  %
Fort McMurray 37 496 $ 0,31  % 2,60  % -10,54  % 2,78  % -5,85  %


Analyse par provinces
– Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)

Province Dette moyenne
(T1 2026)
Variation de la
dette moyenne
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux
d’arriérés de
90 jours et + ($)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Taux d’arriérés de
90 jours et +
 (Nbre)
(T1 2026)
Variation du taux
d’arriérés (Nbre)
en glissement annuel
(T1 2026 vs T1 2025)
Ontario 22 883 $ 1,51  % 1,92  % 9,08  % 1,88  % 5,33  %
Québec 19 428 $ 2,36  % 1,14  % -1,10  % 1,38  % -0,23  %
Nouvelle-Écosse 21 836 $ 2,50  % 1,70  % -1,14  % 1,92  % 0,07  %
Nouveau-Brunswick 23 016 $ 7,10  % 1,69  % -6,70  % 1,96  % -4,75  %
Î.-P.-É. 24 315 $ 2,09  % 1,33  % 6,40  % 1,75  % -0,96  %
Terre-Neuve 25 062 $ 1,37  % 1,62  % 1,24  % 1,89  % -0,46  %
Région de l’Est 23 026 $ 3,62  % 1,65  % -2,02  % 1,92  % -1,68  %
Alberta 24 722 $ 0,78  % 2,47  % 1,27  % 2,08  % -0,78  %
Manitoba 18 568 $ 1,84  % 1,78  % 0,77  % 1,80  % 2,32  %
Saskatchewan 23 464 $ 1,01  % 1,75  % -6,36  % 1,82  % -5,66  %
Colombie-Britannique 23 121 $ 2,14  % 1,61  % 3,88  % 1,68  % 2,97  %
Région de l’Ouest 23 285 $ 1,51  % 1,97  % 1,50  % 1,86  % 0,58  %
Canada 22 278 $ 1,91  % 1,77  % 4,18  % 1,77  % 2,38  %


* Selon les données Equifax du T1 2026.

À propos d’Equifax
À Equifax (NYSE: EFX), nous croyons que les connaissances entraînent le progrès. En tant qu’entreprise mondiale de données, d’analyses et de technologies, nous jouons un rôle essentiel dans l’économie mondiale en aidant les institutions financières, les entreprises, les employeurs et les organismes gouvernementaux à prendre des décisions cruciales avec une confiance accrue. Notre combinaison unique de données différenciées, d’analyses et de technologies infonuagiques alimente des aperçus qui permettent aux gens de prendre des décisions qui les feront aller de l’avant. Ayant son siège social à Atlanta et soutenue par près de 15 000 employés dans le monde entier, Equifax exploite des activités ou possède des investissements dans 24 pays en Amérique du Nord, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Europe et dans la région de l’Asie-Pacifique. Pour en savoir plus, visitez le site Equifax.ca.

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